Forum des Insoumis du jeudi 09 novembre 2017

Publié le par candidats.fi67

Une bonne trentaine de personnes (dont une jeune participante tirée au sort  pour la convention) ont participé au second forum des insoumis de Strasbourg et du Bas-Rhin (jeudi 09.11).

Cette seconde séance de réflexion et d’échanges de 3 heures visait toujours à préparer la convention nationale de la ϕ (France Insoumise), qui se tiendra à Clermont Ferrand les 25 et 26 novembre. Etaient représentés des Groupes d’Action de Strasbourg et sa couronne (Lingolsheim, Eckbolsheim, Ostwald, Schiltigheim…), de la région de Saverne, de Phalsbourg et Sarrebourg, et enfin de Sélestat-Erstein.

Pour ne pas répéter les thématiques abordées lors de la première séance nous avions choisi cinq nouvelles questions :

  1. Quelles actions entreprendre dont des modalités « nouvelles » ; dans quelles directions (populations et lieux d’actions : quartiers, zones d’habitation, sorties d’entreprises, zones commerciales, lieux de formation et d’éducation, etc…)
  2. Comment et par quels modes intervenir auprès des populations « déconnectées » du politique : prévoir la constitution d’équipes de formation/éducation populaire, animations spectaculaires (conférences gesticulées, stands informatifs), autres structures de type « aide » …
  3. Comment sortir du cœur des villes pour toucher les aires éloignées géographiquement et culturellement de l’animation/débat civique et politique ?
  4. Comment aborder les prochaines échéances électorales : européennes, municipales ? Axes et thématiques d’action à anticiper durant l’année à venir pour être prêts et opérationnels en 2019 (européennes) et 2020 (municipales)
  5. Un instrument de diffusion majeur de nos idées et propositions : les medias. Dans la situation médiatique actuelle : une solution possible, localement (au sens larg à cet ostracisme ? Quelles idées, quels supports techniques ?

 

Nous avions conservé le principe de réflexion par table de 6 à 7 personnes tirées au sort dès l’entrée pour éviter les regroupements par affinités électives. A l’issue d’une bonne heure de discussion les synthèses d’échanges par table ont été rapportées devant l’ensemble des participants, pour amorcer in fine un débat plus général. Vous en trouverez ci-dessous l’essentiel. Les personnes de notre région tirées au sort pour la Convention de la ϕ pourront s’en inspirer.

 

Les actions :

  • Le plus efficace (notamment en vue des futures élections municipales) est d’exploiter les questions locales, en particulier en partant des problématiques exprimées par les habitants des quartiers populaires (besoins locaux), et en se fixant un objectif d’éducation populaire. Par exemple en les informant de leurs droits sociaux, sur le modèle des « caravanes des Insoumis » : stands avec accueil convivial (café, gâteaux…), tracts, affiches, sonorisation…
  • Développer une action d’instruction civique auprès des populations totalement « déconnectées » : présenter les diverses institutions et leurs fonctions (notamment les trois niveaux que nous retenons : commune, département, Etat). Selon les différents types d’élection en expliquer le sens, le rôle spécifique de ses élus, et le mode de scrutin particulier.
  • Pour être plus visibles et crédibles, organiser des manifestations publiques en regroupant plusieurs GA (effet de masse).
  • Difficultés à rencontrer les populations plus spécifiquement dans les petits villages, et à diffuser (tractage, etc.). On pourrait cibler des « points de concentration » (éventuellement communs à plusieurs villages) : gares, marchés, aires de covoiturage, sorties d’écoles, « grandes surfaces » …
  • Trouver l’outil adapté à chaque population : par exemple des tracts simples (flyers) et très clairs (certains sont jugés « trop intello » ou trop abstraits). Mettre des liens vers des vidéos de Youtube.
  • Mise en place d’animations et d’actions pédagogiques (fonction d’éducation populaire). Organiser des réunions « soirées » (ou « rencontres ») de la France Insoumise sur des questions développées par les « livrets thématiques ».
  • Préférer les réunions d’appartement plutôt que le porteà-porte systématique ?
  • Se servir de nos compétences culturelles et artistiques : organiser des concerts, des projections de films avec débat, des pièces de théâtre, des conférences gesticulées (peuton envisager de créer un atelier de formation en ce sens ?), jeux de rôles (par exemple re-jouer un débat parlementaire).
  • Se rapprocher du tissu associatif, en particulier des associations qui nous sont proches (càd. qui vont dans le sens d’une déclinaison locale des points de notre programme). * Y entrer et « agir dans » : les soutenir et s’épauler réciproquement. Aller à l’écoute des gens à travers les associations qui les encadrent et les soutiennent, pour entendre leurs problèmes et leur apporter notre écoute et soutien en tentant de les ouvrir à une dimension politique (action de formation).

* Y revenir et « intervenir autour » : développer des actions d’information devant ou à côté des espaces associatifs en s’appuyant sur notre engagement à l’intérieur et notre connaissance de leurs problèmes.

  • Faire des réunions « montantes » dans les quartiers avec les associations des personnes qui y résident (où on recueille des renseignements sur tout ce qui fait leurs problèmes et leurs soucis) = moment d’écoute et d’enregistrement. Puis, après formation interne et appui sur les livrets thématiques traitant Les thèmes spécifiques relevés les concernant, organiser des « réunions descendantes » = moment pédagogique et d’éducation populaire.

 

Quoi et comment diffuser ?

  • Nécessité d’une mutualisation des moyens d’information sur des thématiques générales (ou locales). Par exemple, sur les retraites. Ou sur la pratique de l’évasion fiscale par le Crédit Mutuel, information à ce jour totalement occultée (voir notamment la richesse du site «L’huile dans les rouages » : son article « évasion fiscale, enquête sur le crédit mutuel » : https://www.facebook.com/lhuiledanslesrouages).
  • Le seul moyen technique permettant actuellement aux GA de communiquer entre eux est l’email. Donc, besoin de créer une (ou des) « plateforme(s) » locale(s) pour mutualiser les expériences (donc aussi échanger les informations) et les forces d’action de plusieurs GA (relativement proches géographiquement). Servirait notamment de plateforme d’aide pour des GA isolés et à effectif modeste (besoins d’aides spécifiques sur des actions ponctuelles). Existent actuellement, entre autres, le blog « FI 67 » et une association spécifique à Lingolsheim (« Agir en commun »). Mais elles ne sont pas forcément connues de tous, pas plus que les « opérateurs », ni comment y accéder.
  • Quels outils existants utiliser ? A ce jour : la carte FI des évènements (mais elle ne donne aucun renseignement sur le détail de l’action). Il faudrait y adjoindre les liens à des pages facebook.
  • Demander à la ϕ de Paris de concevoir et diffuser (vers les GA locaux) des outils d’information conformes à nos besoins : tracts, affiches, livrets etc…
  • Les livrets ne sont pas assez connus (y compris par les « militants » de la ϕ) : ils doivent être utilisés beaucoup plus fréquemment et intensément dans notre travail sur le terrain. Voir si possibilité de faire venir certains de leurs rédacteurs.
  • Besoin urgent d’organisation communicationnelle « horizontale » : par des rencontres des coordinateurs (ou « personnes référentes) des GA.
  • La communication « interne », et celle vers l’extérieur, doivent rapidement être structurées. Il faut commencer de suite après la Convention nationale pour être prêts à temps pour les échéances électorales qui arrivent rapidement.
  • Ce qui repose la question de la désignation de porteparoles qui soient reconnus et bien identifiés (notamment par les medias), bien évidemment sous le contrôle démocratique de tous les GA et donc des Insoumis locaux (actuellement les medias ne savent qui « faire parler » au nom de la FI).
  • A propos des medias, se tourner davantage vers des publications moins connues mais peutêtre influentes localement : par exemple « l’Heb’Di » (Le lanceur d’alertes alsacien – sic. Voir cijoint les quelques exemples de caricatures extraites d’un des derniers numéros), « Tonic » (Information et humour en Alsace), « La feuille de chou ».

 

Les élections municipales :

  • Entamer éventuellement des approches en vue d’accords locaux avec d’autres regroupements politiques (EE/LV), mais avant tout avec nos alter ego de « l’espace politique » (Verts Insoumis, Ensemble, Communistes Insoumis, Socialistes Insoumis). sur les circonscriptions, pour organiser des réunions électorales communes lors des campagnes : les élections européennes, si elles sont bien menées, préparent la campagne suivante (élections municipales), et nous font connaître en tant que ϕ.
  • Mais jusqu’à quel point aller (surtout visà-vis des « non-Insoumis » : par exemple sur la conception fédéraliste de l’Europe chez EE/LV) ? Notre principe-étalon doit rester le programme « L’avenir en commun ». Donc la compatibilité de tels accords se mesure à l’esprit du programme, voire à sa lettre.
  • Se concerter entre G.A. sur le type d’organisation des campagnes. Question : fautil le faire exclusivement par groupes géographiques ? Ou aussi en créant des groupes transversaux par thèmes (formation de « GA spécialistes » par thèmes : Voir si possibilité de faire venir certains des rédacteurs des livrets à cette fin).
  • Proposition de nous organiser en 1er lieu au niveau du département (mises en commun des thématiques travaillées et des compétences), puis déclinaisons plus locales.
  • Besoins de formations spécifiques (éventuellement en faisant venir des référents « nationaux ») sur les principales problématiques classiques rencontrées partout. Exemples : Partenariats PublicPrivé (PPP), Régies de l’eau, transports collectifs…

 

Quelle attitude d’esprit privilégier ?

Commencer par agréger et diriger vers nous les populations abandonnées et déboussolées (en particulier les « déconnectés », ou ceux qui se tournent vers nos ennemis parce qu’ils sont déboussolés) : jouer d’abord sur les répulsions (« être contre »). Par exemple en montrant les méfaits de la nouvelle organisation en « grandes régions », de la concentration urbaine des « services » (publics et privés) qui pénalisent toutes les populations « périphériques » et accroissent les pollutions et nuisances dues à l’intensité accrue de la circulation (en fait, concentration dans les grandes métropoles).

 

Comment adhère-t-on à la ϕ ?

Trouver un « signe » manifeste de l’adhésion et la faire confirmer (notamment de suite après la Convention nationale de fin novembre) plutôt que de rester dans le flou de la connaissance de nos forces. En répondant à ces deux questions (par exemple) :

  • Etesvous toujours en accord avec le programme de la ϕ ?
  • Etesvous un membre actif d’un GA ?

 

A Strasbourg le 10 novembre 2017, Les rédacteurs de ce C-R,

Dominique WEISS, Jean-Claude VAL

 

N.B. : Du matériel (tracts surtout) rapporté de Paris est à votre disposition (contacter Patrick).

La collecte réalisée à l’issue de cette seconde réunion s’élève à 110 euros : elle permet donc quasiment de couvrir les frais de location des deux salles de septembre et novembre. Que tous les donateurs en soient ici remerciés.

Publié dans Evénements

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article