Il serait extrêmement dangereux d’interrompre la tentative d’être le parti du peuple français pour devenir le parti de la gauche française

Publié le par Un insoumis

http://lvsl.fr/macron-est-un-caudillo-neoliberal-entretien-avec-inigo-errejon 

Interview instructive du numéro 2 de PODEMOS

A propos du mouvement LA FRANCE INSOUMISE, il dit entre autres :

"Nous n’avons pas besoin d’un autre front de gauche, les réponses ne se trouvent pas dans cette direction. Il serait extrêmement dangereux de faire cadeau de l’idée de communauté nationale à nos adversaires, d’interrompre la tentative d’être le parti du peuple français pour devenir le parti de la gauche française. Ce serait un danger, car cela reviendrait à laisser l’espace de l’universel et le droit de parler au nom du peuple français au caudillo néolibéral Macron et à la politique réactionnaire du Front national. Ce serait là un grand danger."

Cela n'implique-t-il pas qu'il pense le capitalisme "apprivoisable" ?

Qu'en dites-vous, chers lecteurs ?

 

Et plus loin, il ajoute :

"  La crise politique, économique, sociale et territoriale que nous traversons n’est pas due à une contestation déstituante provenant des secteurs populaires. Les gens ne se sont pas levés contre l’ordre constitutionnel, ce sont les élites qui l’ont détruit. Et ce n’est pas là seulement une ressource rhétorique, c’est crucial. Nous avons subi une sorte d’offensive oligarchique contre l’Etat de droit et l’Etat social. Ce n’est pas comme lors du long moment 68 européen, au cours duquel il y a bien eu une contestation à l’offensive de l’ordre existant. Aujourd’hui, on assiste à une démolition depuis le haut de l’Etat social et de l’Etat de droit."

" Notre tâche n’est donc pas de contester l’ordre existant. L’ordre existant n’existe pas, nous avons atteint une situation d’effondrement moral et politique. Il résiste comme il peut, les choses se sont stabilisées, mais sans offrir le moindre renouvellement de la confiance. Notre objectif est de rétablir une idée d’ordre, de mettre en avant cette idée qui parcourait les places lors du mouvement des Indignés : les antisystèmes, ce sont eux. Ce sont eux, les privilégiés, qui ont détruit les bases matérielles du pacte social, les services publics, l’emploi en tant que source de droits sociaux, l’égalité de tous les citoyens devant la loi."

La FI devrait donc proposer un ordre alternatif au chaos du néolibéralisme macroniste ?

Contre les corrompus de ceux qui favorisent les plus riches et pillent quand ils peuvent, là où ils peuvent, nous voulons rétablir le droit, la justice, la justice sociale, l'ordre républicain. C'est pourquoi nous voulons la VIe République.

En voilà un bel argumentaire !

(Si vous avez une réponse trop longue pour la mettre en commentaire, vous pouvez l'adresser par mail pour publication. Seule exigence : rester dans l'esprit du programme l'Avenir en Commun. alain.verrema@laposte.net )

Publié dans Avenir de la FI

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